Les transports en commun en Tunisie sont des vecteurs potentiels de propagation du coronavirus. Dans le grand Tunis uniquement, la Transtu assure chaque jour, le transport d’environ 500 mille voyageurs, par bus et métro. En 2019, le nombre des usagers de la société s’est élevé, à 180 millions de personnes.
En raison de cette densité, les moyens de transport en commun sont tout le temps bondés. Les voyageurs y sont serrés comme des sardines et les secousses du trajet les poussent souvent, à se toucher involontairement. Déjà la Banque mondiale, a fait état, dans son Livre Blanc relatif au secteur des transports et de la logistique en Tunisie, d’une densité de 9 voyageurs par mètre carré, par bus public, « ce qui représente un taux très élevé ».
Bien que l’angoisse ne cesse de s’amplifier chez les tunisiens et qu’ils soient conscients du risque de contamination élevé à cause du coronavirus, une majorité écrasante parmi eux, n’ont d’autres choix que de prendre les moyens de transport public pour aller au travail ou faire leurs courses, ce qui accroît le risque de contamination, par un virus à la contagion rapide.
Chokri Hamouda, directeur général des soins de santé de base au ministère de la Santé a indiqué mardi, lors du point de presse quotidien avec les médias qu’ »une coordination est en cours avec le ministère du transport pour prendre les mesures préventives nécessaires, mais concrètement, « rien n’a été décidé à l’heure actuelle ».
Au niveau du ministère du transport, un responsable de la communication a affirmé à l’Agence TAP qu’« aucune mesure n’a été prise jusqu’à ce jour, pour éviter la propagation du Coronavirus parmi les usagers du transport public », sans donner plus de précisions.
Sensibilisation aux risques de contamination.